ECOQUARTIER DES PLAINES-DU-LOUP

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L’écoquartier des Plaines-du-Loup accueillera d’ici 2034 environ 11’000 habitants et emplois, ainsi que des infrastructures sportives et espaces publics, tout en répondant aux préoccupations environnementales et notamment par sa gestion avancée des eaux de pluie, sociales et économiques actuelles de la Ville de Lausanne.

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© images: Paysagestion SA

Aperçu de l’impact

effet recherché pour la gestion des eaux pluviales
  • favoriser l’évaporation
  • rétention de l’eau de pluie à long terme
  • réduire le ruissellement superficiel
  • rétention temporaire pour écréter les débits de pointe
  • évacuation contrôlée par des voies d’écoulement de surverse
autres effets
  • réduction de la chaleur
  • alimentation de la nappe phréatique
  • promotion de la biodiversité
  • Création d’espace de détente et de rencontre
  • modération/réduction du trafic

Contexte et motivation du projet

PARC :
SITE ET ENJEUX : aménagement du parc public de l’éco-quartier des Plaines-du-Loup à Lausanne. Mise en place d’une démarche participative et de co-construction avec les utilisateurs actuels et futurs.
LE PROJET : Premier parc public des Plaines-du-Loup (allée principale, promenades semi-perméables, espaces de rencontre et de liberté, potagers, jeux pour enfants, aménagement nature (biotope et rétention), buttes arborisées et assises, …) insérés dans un contexte de chantiers d’écoquartiers à venir. Participation et animation d’ateliers pour les usagers actuels et futurs en vue de définir le programme du futur parc. Co-conception et co-construction des pré-aménagements avec les différents acteurs du quartier.

ESPACES PUBLICS :
SITE ET ENJEUX : Aménager les espaces publics du PPA1 de l’écoquartier des Plaines-du-loup en créant des espaces publics généreux aux futurs habitants appropriables par tous les âges et groupes sociaux.
LE PROJET : Les espaces publics des rues entre les pièces urbaines sont pensés comme des rues-jardins aux caractères différenciés qui permettent d’accueillir potagers, jeux, parcours ludiques, places de rencontre, parc et vergers, espaces de rétention des eaux à ciel ouvert, etc. Les rues organisent les activités liées aux logements, bureaux, commerces, EMS, écoles, etc. en lien avec les futurs usagers, via des démarches participatives.

Éléments de la ville éponge

Plusieurs éléments caractéristiques de la ville éponge sont présents sur le site des Plaines-du-Loup. La gestion des eaux de surface est intégrée au développement du projet. De nombreux espaces sont conçus pour pouvoir être temporairement inondés — tels que des bassins de rétention, des noues ou encore des fosses à impluvium — afin de retenir et stocker les eaux de pluie excédentaires. Les eaux de ruissellement provenant des surfaces imperméables sont dirigées et infiltrées vers les zones perméables, dont les surfaces sont maximisées et représentent 67,85 % de la surface totale du projet.

La Ville de Lausanne s’est inspirée du système des fosses de Stockholm pour développer sa propre version : la « fosse à impluvium ». Parallèlement, le Plan climat de la ville prévoyait une stratégie d’arborisation, avec une augmentation significative de la surface foliaire. Le système des fosses à impluvium a ainsi permis de concilier ces deux objectifs : stocker l’eau de pluie pour la mettre à disposition des arbres, tout en réduisant les débits dirigés vers le réseau public de canalisation.

Utilité et effets du projet

Le projet des Plaines-du-Loup ambitionne de mettre en place une gestion/rétention quasi totale des eaux de pluie.

Le système des fosses de Stockholm repose sur un technosol composé d’une structure minérale macro-poreuse (structure portante) et d’une part minoritaire de matière organique (biochar, compost, etc.) logée dans la micro-porosité. Une couche supérieure totalement minérale et sans matière fine assure l’aération et la diffusion de l’eau de la fosse. Ce dispositif permet de supporter des surfaces carrossables sans coffrage supplémentaire, tout en élargissant significativement le volume racinaire des arbres sous les infrastructures urbaines.

En cas de pluie, l’eau remplit la fosse, expulsant les gaz vers la surface. Lors du drainage, l’air est aspiré, oxygénant ainsi le substrat jusqu’au fond de la fosse. L’eau stockée dans la micro-porosité reste disponible pour la végétation en période sèche.

Ce système contribue également à la réduction des îlots de chaleur urbains, grâce à l’évapotranspiration végétale, ainsi qu’à la dépollution des eaux de ruissellement par l’action du charbon actif. Par ailleurs, l’augmentation du volume dédié au développement racinaire permet aux arbres de se développer dans de meilleures conditions, d’être plus résistants et d’atteindre des tailles et des âges plus élevés.

Connaissances acquises

L’écoquartier est l’occasion de tester de nouvelles techniques constructives. Ainsi, une solution technique découlant d’un projet de recherche mené conjointement par le Service des parcs et domaines (SPADOM) et le Service de l’eau permettra de construire des fosses de plantation fonctionnant comme bassin de rétention. Cette technique vise à conserver l’eau sur le site comme une ressource et non comme un déchet afin d’accroître les bénéfices écosystémiques des végétaux et de lutter plus efficacement contre les îlots de chaleur urbains.

Informations sur le projet

Période de planification et réalisation: 2017 – 2025

maître d’ouvrage: Ville de Lausanne

Architecture paysagère: Paysagestion SA (pilote)

Partenaires impliqués: EDMS (ingénieurs civils), WILLI (ingénieurs civils), Christe & Gygax (ingénieurs mobilité), Perenzia (ingénieurs environnement), Aebischer et Bovigny (éclairage)

Etat du projet: en cours de réalisation

Instance chargée de l’octroi des autorisations: Office des permis de construire (OPC) de la Ville de Lausanne

Personne de contact: Marion Vanlauwe, Emmanuel Graz

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